L’art environnemental au service de la biodiversité


L’art environnemental peut être considéré comme un grand ensemble de mouvement artistique composé entre autres de l’eco art, du land art, du sited-sculpture, du site-spécific performance art, de l’ecovention ou encore de l’assemblage and recycled art. Plus précisément, l’art environnemental se définit comme le processus ou la pratique artistique qui fait interagir l’artiste directement avec la nature. Dans beaucoup de cas d’art environnemental, l’artiste s’intègre au décor faisant ainsi partie intégrante de l’œuvre d’art (à l’exemple de l’œuvre de Milton Becerra baptisée NIDOS). L’art environnemental consiste aussi à transformer la nature morte (matériaux naturels) et la nature vivante (plante, animaux etc…) pour créer un nouvel espace ou une nouvelle forme.

Les origines de l’art environnemental

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Les origines de l’art environnemental remontent à quelque temps avant le début des années soixante. A l’époque, l’environnement et la nature se retrouvaient déjà dans de très nombreux mouvements artistiques, même si ceux-ci étaient largement tournés vers la sculpture. L’année 1970 constituera l’âge d’or de cette forme d’art, qui à partir de cette époque, s’instaurera définitivement dans l’histoire de l’art.
Cependant, les premières formes d’art environnemental, introduites par l’artiste Marcel Duchamp (fervent défenseur du mouvement surréalisme),seraient apparues bien avant les années soixante. En 1938, Marcel Duchamp expose dans la galerie des Beaux-Arts de Paris un millier de sacs de charbon suspendus au plafond. Dans les années quarante, l’artiste expose au « First Paper of Surrealism » une toile composée d’une douzaine de miles de fil.

Les distinctions

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En matière d’art environnemental, il existe deux écoles d’artistes : ceux qui souhaitent intervenir dans la protection de l’environnement à travers leurs œuvres comme Joseph Beuys avec son œuvre baptisée « 7000 oaks » (une plantation de 7000 chênes), et ceux qui accordent plus davantage d’importance à la valeur artistique qu’au souci environnemental comme l’artiste Robert Smithson ou le couple Christo et Jeanne-Claude.
Cette distinction est souvent à l’origine de nombreux débats entre les artistes et la critique, et entre les artistes eux-mêmes.